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20 mai 2012

Un week end de fou!

Pour ceux qui ne serait pas au courant, il y a quelques mois, je m'étais inscrite à un swap sur Tim Burton avec la copine Tsuki, reine des louves, avec qui nous nous envoyons des lettres depuis la découverte de notre passion commune pour ce cher réalisateur et son compatriote Johnny Depp. Donc rien de plus normal de faire un swap ensemble sur ce thème, d'autant plus que nous avions prévu d'aller voir l'exposition de Tim Burton à Paris ensemble :) Et le voici terminé, ce week end rapidement passé... Et il est donc temps de tout vous dévoiler!Et il y en a des choses à raconter en trois jours de vadrouille!

La rencontre des folles
Mercredi

Après une matinée de boulot (où pour changer je me suis enlevée un bout de peau au doigt et où j'ai encore de nombreux bleux qui vont apparaître), le TGV m'appelle à Genève! Et donc pour ça, direction Lausanne gare, train pour Genève, avec un fou qui hurle dans son téléphone en russe pendant 45 minutes... la paix, le bonheur total!! Heureusement que mes sushis me tiennent compagnie. Heureusement pour moi, le trajet de trois heures jusqu'à Paris se passe mieux : je dors et je lis mes cours.
Arrivée à Paris, j'attends Tsuki qui a quelques soucis de RER. Mais au final, on se retrouve, on cherche l'hôtel, on se perd à deux mètres de la rue, on trouve l'hôtel, (on teste le matelas...mouais...) et on part chercher à manger. Salade, avec couverts svp! Parce qu'on avait pas pensé à prendre ça dans nos valises à moitié vide mais énorme en prévision du lendemain.
Et en fait avant d'aller chercher à manger, on a ouvert les cadeaux parce qu'on arrivait pas à attendre (enfin je suppose qu'elle n'arrivait pas à attendre, vu qu'elle a décidé de se venger sur moi en me disant "Comme tu veux", donc j'ai pris des décisions jusqu'au jeudi... où elle a compris sa douleur mouahahaha) Donc ouverture des colis où j'ai été très gatée :


Pas moins de pleins de livres : Sleepy Hallow de John Irving, le Hors Serie des Inrockuptible, le catalogue de l'expo (et le premier fusionnage d'idée), L'étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman et un cahier Jack accompagné de ses stylos (qui lui ont valus mes premières notes aigues du séjour). J'ai aussi eu droit à quatres marues pages fait maison tout simplement magnifique, ainsi qu'une lettre choupunette et du thé qui sent trop bon!!
Donc après ce déballage, on a quand même bien tripé sur "Ali Baba et les 40 voleurs"... Faut pas chercher!!

Jeudi

Le pavé de la cinémathèque, quand même burtonnien!

Après une nuit passablement bonne comparée aux deux suivantes, direction la cinémathèque pour la fameuse expo ("c'est où la cinémathèque? De quel pays?" Merci les receptionnistes de votre aide...) qui marquera notre cassage de jambe de la journée!

A suivre sur le chemin de la cinémathèque
Après avoir vu le "magnifique" bâtiment du ministère des finances et Bercy (encore plus moche), enfin la cinémathèque tant attendue, une demi heure à l'avance. Grâce à Tsuki, on peut direct se mettre dans la file coupe file. Non ce n'est pas un gag, il y avait une file en sortant. Mais il a d'abord fallu attendre que la star du jour veuille bien arriver et visiter un bout de l'expo pour pouvoir la découvrir. Mon dieu dix minutes sur le programme de la journée de celle de derrière qui a presque péter un plomb du fait que sieur de Monaco ne paye pas d'impôt et puisse rentrer avant le bas peuple! Pfffff... Heureusement q'une famille de suisse nous a tenu compagnie dans nos délires!

Preuve en image : Albert de Monaco se rendant à la cinémathèque devant nous.

Mais à l'intérieure, tu oublies tout. C'est parti. On y est enfin. L'antre est accessible, en passant par des murs beetljuicien, et les premiers dessins sont déjà incroyable. Arrive ensuite une salle fluo, avec une statue que j'aurais bien voulu avoir sur mon berceau gamine!! Et un bout du mur aussi tient... pour compter les monstres à la place des moutons :)

L'étrange Noël de Monsieur Jack - Les têtes

On arrive ensuiet aux dessins jamais vu, sur tout et n'importe quoi : des musiciens, des croquis de projet, les épisodes de Staind Boy (sous titré quand même) qui sont illarants, les histoires du petit enfant huitre, les statuettes, une bouffée d' "incroyable j'y suis" arrive et c'est fini. Deux heures de visite qui passent en un temps record (sauf les 45 minutes d'Hansel et Gretel debout). Voir ses premiers films, les premiers dessins, c'est juste incroyable!! Même les dessins sur les serviettes sont là.

Batman - Le joker

La partie film passe plus vite et c'est un peu plus fouilli. En même temps, ce sont des dessins déjà vu, mais impossible de s'en lasser, de ce coup de crayon! Par contre la boutique reste décevante. Pas énormément de truc en plus : les éternels DVD, des magnets, quelques cartes postales et un jeu de carte illustré. Mouais. Et le catalogue de l'expo. Mais surtout, la découverte de ce qui va devenir l'objet de la quête ultime : "l'art de Tim Burton", THE livre de la cinémathèque de l'expo. Rupture de stock. On entend par hasard qu'il sera noralement de retour demain. On verra ça. Le soir même, je lis qu'il est trouvable à la Fnac des régions parisiennes. On verra le lendemain.

La file de la cinémathèque à midi
En attendant, on admire la file qu'on n'a pas faite, et on va faire les touristes dans Paris (parce que quand même. Autant faire les touristes). Mais d'abord, un subway! Et déjà là... Il faut le trouver par rapport au plan!
Métro parisien
Après avoir vu Notre Dame et la file pour monter sur les tours et remarquer qu'un subway était au coin de la rue alors qu'on venait presque de se perdre pour en trouver un vers Pompidou, la deuxième épreuve nous attendait. Mais d'abord, direction la Tour Eiffel.

Tour Eiffel (ha bon???)
Donc l'épreuve suprème et terrible qui allait tuer le "Comme tu veux" de Tsuki arrive. Une envie de découvrir le Starbucks tenaillait la louve. Donc comme c'est pas marqué sur les plans, on s'est dit qu'il devrait y en avoir un sur les champs elysées. Car s'il n'y en a pas là, il n'y en a nulle part... En regardant le plan, j'ai l'impression que c'est à côté. Alors on y va à pied. Erreur.

Place de l'Etoile
Prendre la seule rue pentue de Paris, il n'y a que moi pour la trouver et la forcer à la faire. Donc on arrive quand même  jusqu'à la place de l'Etoile, pour descendre tout les champs elysées à pied. Deuxième erreur. On a alors croiser une Fnac (sortir sans rien : un miracle!) et un Virgin Megastore (sortir les mains vide : impossible, craquage totale!!). Tsuki a également craqué dans le disney store. Heureusement pour moi, pas de Jack en vue. Sinon, je n'aurais pas garder le contrôle. Et c'est reparti pour la recherche du métro, vu qu'on a trouver le starbucks. Preuve qu'on a descendu toute la rue, on a vu l'Obelisque.

Obelisque et ciel parisien que je trippe
Résultat : un mal de pied, de cuisse, de dos, de toutes les parties basses du corps!!! Donc achat de salade pour le soir, délire du soir, bonsoir. On décide quand même de partir à la conquête du saint Graal le lendemain matin, mais sans se lever trop tôt. C'était sans compter sur nos voisines.

Vendredi

Les voisines ayant un problème de Tshirt et voulant aller aux galeries Lafayette, on s'est levées et on a déjeuné. Puis, on a cherché le Saint Graal dans la Fnac de la gare de Lyon. Non. Retour au Champ, où on a quand même découvert les arrêts de métro caché la veille. Les salops! Bref. Tout ça pour découvrir quand fait, le graal était à la cinémathèque. Direction là-bas pour l'ouverture à midi pile, et hystérie quand on voit qu'il vient d'être mis au rayon. Et quand on entend tout les téléphones "Oui ils sont bien arrivés vous pouvez passer", on est bien contente de le trouver si tôt, cette bible de trois kilos!! Et au passage, on a recroisé brosse à chiotte qui nous avait embêté durant la file la veille.

Basilique du Sacré coeur
Et du coup nous continuons notre alléas touristiques mais en métro!! La veille nous a suffit... Mais évidemment, un subway d'abord!! Direction le sacré coeur. Ou un prêtre nous annonce les foudres de l'enfer si on perturbe les prieurs. D'accord! Quand même assez impressionante cette basilique... Surtout au niveau de l'arnaque des fidèles mais bon. Ce n'est que mon humble avis.

Vue du sacré-coeur
Après avoir fait un petit tour en train avec, encore une fois, des Suisses qu'on a eu cette fois envie de quicker, il a fallu redescendre les 249 marches qu'on avait monter en funiculaire. Et là, c'était fini!! Entre Moulin Rouge et Les amants de Saint Jean, on a dû bien se faire remarquer! Et en même temps, ça met un peu de joie dans cette vie parisienne où les gens ne t'entendentpas alors ils te rentrent dedans, et où tu peux même pas boire un starbucks en paix dans une Fnac. Franchement...


Les escaliers des amoureux
Le problème, c'est qu'après le petit train des visites passant par Pigalle, on voyait des couples partout... Bon en même temps, c'était le cas tout le temps! Donc on aurait bien voulu les faire aller à l'hôtel. Mais pas possible. Bref. Après un ciné et une salade, on est rentré à l'hôtel :)

Butte Chaumont

Et il faut quand même faire une mention spéciale aux mecs parisiens. Niveau drague, je crois qu'on a été témoin de deux cas assez marquant de ce spécimen.
Cas d'étude numero 1 : dans le métro, un homme entre 25 et 30 ans s'asseye. Une femme de son âge entre. Il lui propose de s'asseoir, elle ne veut pas. "Vous êtes une reveuse?" "Vous étudiez l'art?" "Je vous invite à boire un verre!" PAF il sort son bloc note et note son numero. Tout ça en un arrêt de métro, la femme sortant au même endroit que nous. Impressionant.
Cas d'étude numero 2 : sur les marches du sacré coeur, un homme de 43 ans (précis parce que...) porte une pancarte : homme, 43 ans, célibataire, numéro de téléphone, cherche la femme de sa vie. Donc ENORME fou rire dans ce mini train. Quand même, chapeau!

Pont de Notre-Dame et ses cadenas d'amoureux
Samedi

Avant de partir, nos voisins ont un problème de porte-monnaie ce matin. Donc un petit cinéma dans la salle la plus pourrie que j'aie jamais vu. Impression d'être par terre et absolument pas de place pour les jambes, même pour la petite que je suis!!! raaaah... Heureusement, un subway a amélioré ça :)
Départ, direction Payot où j'ai encore craqué avant de partir... Encore une fois, le TGV était tranquil, mais les 45 minutes Genève-Lausanne... Une vraie découverte de gens n'importe quoi!! Cette fois c'était un pressé qui voulait absolument une place dans un train vide...Faut pas chercher...

En résumé, un week end de fou, dédié à Burton. Contente d'avoir pu le passer avec cette folle de louve que je me réjouis de recroiser/récrire et vivre de nouvelles aventures :) Merci encore pour tout!!

Back in the 70's

ENFIN un nouveau Burton!!! Après "Alice au pays des merveilles" réadapté, enfin un nouveau film avec Johnny Depp. Je l'attendais avec tellement d'impatience qu'il fallait absolument me contenir de l'imaginer superbement magnifique comme "Edward au mains d'argent" ou "Big fish". Mais quand même, une haute attente.


Et j'ai, au final, passé un bon moment de rigolade. Des gags juste où il faut, des répliques magnifiques et au bon moment, un univers burton enfin là avec des décors grandioses (je veux un manoir pareil!!!) et des acteurs bien choisi avec leurs personnages. Johnny Depp, Eva Green, Michelle Pfeiffer, Helena Boham-Carter, les enfants, tous ont leur place. Et les années 70 sont respectées au doigt près, tout en étant remis au gout du jour. Et la femme moche reste un grand moment :)
Maintenant il est vrai que l'histoire en soi est un peu plate et qu'il n'y a rien de très profond. La famille passe avant le reste, on le comprend rapidement. C'est plus un film à rire qu'un film de réflexion, mais il s'agit tout de même d'un bon Burton. L'humour et les décors qui m'avaient manqués sont enfin de retour. Quelques passages longuets quand même, surtout dans la mise en place de l'histoire. Mais je ne me lasse pas de voir Johnny en vampire :)

Et pour conclure, je dirais juste : "what did you do to me????????" Oui c'est devenu ma phrase fétiche :) En même temps j'aimerais bien savoir ce que m'a fait Burton pour m'ensorceler comme ça...

18 février 2012

Retour difficile...

Le voici le voilà enfin, les aventures cubesques de Pomm en vacances!!


 Ca commence pas par "il était une fois", mais par "un jour de grand froid", puisque nous nous en allâmes le doux jours où la vague de froid arrivât en Suisse. Et je change de temps verbal parce que j'aime pas le passé simple. Donc grand froid, bye bye!! Une escale à Madrid, et c'est parti pour dix loooongues heures de voyage, entre lecture, mots d'espagnol et tentative de sommeil. Et arrivée à La Havane de nuit, où elle fait d'abord un peu peur, mais tout part dès l'arrivée à l'hôtel avec la salsa!!!!


Une des chansons qui a rythmé le périple, puisque chaque groupe entendu la reprend à sa manière. Et sur place... BVOUH!!!!! ça claque, ça musique, ça danse, ça chante, ça bouge!
Donc première étape : La Havane.


Après un petit blabla avec le représentant (vu qu'on est obligé d'attérir dans un hôtel en passant par une agence), direction le taxi fifties pour une découverte de la ville. Manger du maní (cacahuètes), passer sous le pont sous l'océan, découvrir les vagues du Malecón, l'avenida de los presidentes, l'hôtel des stars, les citadelles imprenables, les missiles braqués sur Washnigton, les mojitos, la manière de marcher des cubaines et leur habillement (et définitivement, sans complexe!), el refresco cubano, les CUC, les vendeuses de fleurs et les diseuses de bonnes aventures, les bars où il y a tout le temps de la musique...une grande ville qui bouge sans arrêt, de jour comme de nuit.

Cubanos
Plaza de la Revolución - Coté Che

Deuxième étape : Varadero



Après une bonne matinée pour louer une voiture (déjà reservée, mais ce matin là le monsieur était rapide, il a fait trois clients entre 8h et 12h. Eh oui, on est pas en suisse et on l'apprend vite!), direction Varadero pour profiter du "Sol, agua y playa". Sauf que la halte d'un ou deux jours s'est prolongé en 5 jours. Ne prenez pas de carte de crédit à Cuba, c'est la merde, en résumé. Donc découverte de la premiera (et seule) avenida en long, large et travers, la pluie tropicale, les noix de coco tombées de l'arbre, les hôtels grand luxe, la générosité des cubains et leurs nourritures, toujours accompagné de riz. On est bien content quand la place s'arrête pour aller voir le vrai Cuba.


Troisième étape : Santa Clara

Monumento al Che

Le truc spécial sur la route de Cuba, c'est qu'il n'y a pas (ou peu) de panneau pour les directions. Donc tu te fies à la carte (qui marque quand même toutes les routes, et en même temps, il n'y en a pas tant que ça...), et aux cubains qui te donnent les directions "y mucho más", comme tout ce que tu peux faire dans le coin. Et en fait ce qui remplace les panneaux, c'est les phrases de Fidel, Raúl et Che. Au cas où on l'oublierait, sur l'île, c'est "Revolución, Hasta la victoria" depuis 53 ans. Ah et il y a plein de charette, de chien à ne pas écraser quand ils dorment sur la route, et des chevaux.


Santa Clara, ou mon énorme coup de coeur. Une ville tranquille, pas trop tourstique, avec des gens incroyables que tu croises pour demander ton chemin et qui te reconnaisses ensuite et qui joue les guides touristiques avec grand plaisir. Bon le truc, c'est que c'est impossible qu'il s'arrête de parler après. Où les gens ont peur de te dire ce qu'ils pensent, mais le font quand même pour que tu puisses t'en rendre compte. Où ils t'accueillent chez eux comme s'ils te connaissaient depuis toujours. Ou le Che a gagné LA bataille, et où un énorme monument avec sa tombe lui est consacré, entouré de flics.


Quatrième étape : Trinidad


Après avoir fait quelques heures de route sur la pire route qu'on a pris de tout le voyage, où tu espères que la moitié de la route (non goudronnée) qui est en travaux dans la montagne se termine bientôt parce qu'avec les virages en épingle, tu vois pas si quelqu'un arrive depuis l'autre côté...Mais quand tu arrives en haut, quelle vue quand même!!! Et une sacrée descente bien raide te permet d'attérir dans LA ville coloniale qui m'a fait penser à Salvador de Bahía par ses couleurs. Une vieille ville restaurée, des gens encore une fois super généreux qui t'accueillent à bras ouverts, de la Salsa a tout bout de champ, et surtout, la Casa de la música où n'importe qui va danser sur la place.


Cinquième étape : Cienfuegos


Mini coup de coeur pour cette ville, "la perla del sur", où là encore impossible d'arrêter les cubains, fier de leur ville, qui te raconte son histoire. Et la nourriure....aïe!!!!!Peu de chose à dire, car beaucoup de balade...



Sixième étape : Playas del este


Après un petit retour à Varadero pour résoudre les derniers problèmes, une halte à Santa María del mar pour voir une plage où les cubains peuvent aller. Vagues plus fortes, assez dangereux, pas le grand coup de coeur, et peu de cubain...

Le retour à la Havane a permis de faire le plein de cigare et de voir la fabrication, de rhum, de salsa encore un peu...des souvenirs pleins la tête, une envie d'y retourner vite, pour revoir les gens et pour découvrir encore plus....
Un voyage qui me fait me poser beaucoup de question sur le monde de fou dans lequel nous vivons...socialisme ou capitalisme? De toute manière, toujours esclave des hommes qui ont le pouvoir, liberté de mouvement et d'expression entravée d'une manière ou d'une autre et n'importe où, différentes manières de survivre. Mais est-ce que plus tu possèdes, plus tu es déshumanisé? La gentillesse des cubains m'a touché, même si "no es fácil". Tourisme pour vivre, mais pas d'ouverture? Tellement peu pour vivre, et pourtant, ils te donnent ce qu'ils ont...
Mais vraiment, où est-ce qu'on va?


D'autres photos par ici

7 janvier 2012

Premier coup de coeur de l'année

Ne voilà-t-il pas un énorme coup de coeur en ce début d'année.


Après le livre d'Alexandre Jollien et le phénomène du film "Intouchable", voilà que je découvre le véritabe récit de Philippe Pozzo di Borgo, la personne en situation de handicap (dixit l'école) du film par le plus grand des hasards en bibliothèque. Puis, partout en librairie.
Une suite d'anecdote sur son vécu, ses pensées, sa vie. Une suite de moment touchant, émouvant, qui ne peuvent laisser personne indifférent. Décidement, ces "intouchables" ont une réelle place dans la vie, et il faudrait vraiment commencer à leur en laisser plus. Impossible de rester de marbre face au vécu de cette homme, comment il revit, sombre, regagne de l'espoir.
J'ai encore de la peine à mettre des mots sur ce récit, et je crois qu'il me sera impossible de faire mieux que ces quelques lignes. Courrez juste le lire, et vous comprendrez.

16 septembre 2011

la faiblesse est une force

Tout d'abord, je tiens à remercier Livraddict et les éditions Marabout pour ce partenariat. J'avais énormément entendu parler de ce livre en cours, et pouvoir enfin le lire a été une grande découverte.


Le récit en soi n'a peut-être rien de passionant : un homme qui a un discours philosophique avec Socrate. Oui mais voilà. Lorsque l'on sait que cet homme est un handicapé et qu'il parle de la définition de la normalité, et de ses 17 ans de vie dans une institution en Suisse, il y a quand même une grande différence avec un discours normal. Une écriture simple permet de toucher beaucoup de sujet, même s'il est parfois difficile de rester crocher.
Ce livre m'a touché à plusieurs niveaux. Tout d'abord, au niveau du personnage. Alexandre Jollien dévoile ses pensées, ses ressentis sans jamais tombé dans la niaiserie. Une personne avec un courage et une force qui se ressent à travers son parcours : apprendre à marcher, à parler, des choses qui à nous nous semble acquise et qui, pourtant, ne sont pas accessibles à tout le monde. Encore plus lorsqu'il s'agit d'apprendre à l'école. Ce qui nous ai donné comme base ne l'est pas forcément pour tout le monde.
Ensuite au niveau de la desciption des éducateurs. Voulant devenir éducatrice sociale moi-même (pas forcément dans un centre pour handicapé, mais ce n'est pas la question), ses réflexions sur le métier m'a interpellée. Il est vrai que la formation t'apprend certaines théories, et que dans la pratique, tu ne peux pas forcément t'y fier. Je suis en train de le vivre moi-même pendant mon stage. Il faut se fier au trippe, ce que j'ai de la peine à faire, et ne pas se fier aux livres, qui sont plus des aides que les véritables outils. Il utilise des phrases qui me parlent, que je tente de comprendre et qui soudain m'éclaire : " La vie - quand je dis la vie, je parle d'expérience concrète - nous donne les armes pour trouver les solutions, solutions qui surgissent peu à peu au fil d'un dialogue : avec des amis, des proches, mais surtout avec soi-même" (p.62). Il faut se connaitre pour pouvoir faire ce métier. Est-ce que je me connais? Pas encore totalement. Loin de là. J'ai encore beaucoup de boulot, et ce stage doit me servir à ça. Je commence à en prendre conscience. Il faut que je passe par dessus mes peurs, et ce n'est pas dans les livres que je trouverais la solution, mais en parlant avec d'autres.
Un autre sujet m'a beaucoup touché. La discussion sur la normalité. En effet, quelle est-elle? Ne dit-on pas en plus que chacun est le fou d'un autre ? Au fil de ma lecture, je me suis posée des questions sur la réelle nature du handicap. De part nos faiblesses, nous sommes tous en quelques sortes handicapés. Et pour ce faire, il faut l'apprivoiser, tout comme la souffrance qu'il peut engendrer : "en fuyant le handicap, on s'isole. il est là, il faut l'accueillir comme un cinquième membre, composer avec lui. Pour ce faire, la connaissance de ses faiblesses me semble primordiale" (p.53) "Rien ne sert de discourir, d'épiloguer des heures et des heures sur la souffrance. Il faut trouver des moyens  pour l'éliminer et, si on ne le peut pas, l'accepter, lui donner un sens." (p.57).
Pour pouvoir avancer, il faut accepter notre handicap et le transformer en force. Et peut-être qu'un jour, le bonheur apparaitra : "Nier le corps, loin de s'élever, c'est s'abaisser. Nier le spirituel, même résultat! Viser l'harmonie entre ces deux dimensions, savoir la gérer, là réside précisément le difficile apprentissage du métier d'homme; il faut toujours se dépasser, sans cesse aller au-delà de soi-même, s'engendrer, parfaire ce qui est déjà réalisé en soi. (...) Le bonheur, s'il existe, s'oppose ainsi diamétralement à un confort quiet, tranquille, tiède. Il réclame une activité intense, une lutte sempiternelle; il s'apparente à une plénitude désintéressée acquise dans un combat permanent" (p.59)
Ce cours récit m'a donc amené à me poser beaucoup de question : sur moi-même, sur mes faiblesses, sur ma notion de la normalité, ou encore sur la vie et la société en générale.
Pourquoi mettre de côtés des personnes qui peuvent nous apprendre beaucoup plus que nous ne le pouvons? Pourquoi croire qu'ils sont différents? Parce que leur handicap est visible?
J'ai vu également dans ce livre un appel à la tolérance, au changement dans le travail social et au respect de la différence. Je peux comprendre qu'il ne peut pas plaire à tout le monde, et qu'il peut-être difficile à lire. Mais pour les réfléxions qu'il amène, je ne peux que le conseiller.

Bon maintenant...comment faire des mes faiblesses des forces? Là on arrive sur une autre question philosophique où je n'ai pas la réponse...

4 septembre 2011

souvenirs d'enfance

Oui beaucoup d'idées ces temps pour ce fameux challenge des Etats-Unis. D'ailleurs maintenant, je replonge un peu en enfance pour vous parler d'un vieux dessin animé (que je n'aimais pas trop), qui rentre pleinement dans ce challenge. Le générique vous dit quelque chose?

Et bien oui! Davy Crockett, ce grand trappeur des bois et tout ses amis, sont revenus me hantés! Je n'aimais pas ces histoires de chasse d'animaux, braconnage et autres... Mais quelle ne faut pas ma surprise d'apprendre que cet homme a véritablement existé, meme si ce n'est pas très clair...


Davy Crockett a été un brillant soldat, et représentant de l'état du Tennessee au congrès des Etats-Unis. Il participe à la guerre des Creeks au côté des indiens. Il vit avec eux, et s'oppose à la colonisation voulue par le président Jackson. Il participe également à la défense de Fort Alamo.
Devenu le symbole de l'ouest américain de l'homme qui tue des animaux à mains nues, il sera interprété par John Wayne dans le film "Alamo" (1960).

Pas beaucoup d'information sur lui mais à croire, il a quand même marqué les esprits américains :)

Cet article est réalisé dans le cadre du challenge "50 billets pour 50 états" et représentent le Tennessee

3 septembre 2011

Ou comment canal + fait avancer le challenge

Et soudain, la lumière fut. Pour lui, on peut se le demander si un jour il y en a eu une...En me baladant sur youtube, j'ai revu cette vidéo qui m'avait fait bien rire à l'époque :


La guerre en Irak (entre autre) a permis de découvrir le président des Etats-Unis le plus...euh...je ne dirais rien je vous laisse mettre un mot depuis un bout de temps et qui restera sûrement inégalable. Oui je parle bien du président Georges W. Bush, né au Texas il y a bien longtemps. Ancien alcoolique, il a une grande foi chrétienne et a combattu ses démons grâce à elle. Du coup, toute l'Amérique doit le suivre. Par contre, peu arrive à s'étouffer avec un bretzel... 


Enfin bref. Deux mandats marqué par deux guerres, en Afghanistan et en Irak, par les attentats du 11 septembre (dont on va bientôt à nouveau entendre parler), la crise des subprimes et le patriotic act, ah et la tentative de relance après la crise des subprimes. Des élections beaucoup discutées, une présidence... heureusement arrêtée, on a aussi beaucoup entendu parler de lui grâce au film Farenheit 9/11 de Michael Moore. Ce qui lui a permis de bien se lancer dans le monde du documentaire à grande échelle et fortement satirique.


Enfin bref, un texan pur souche qui m'aura bien fait rire au guignol de l'info :)

Cet article a été réalisé dans le cadre du challenge "50 billets pour 50 états" et représente le texas

21 août 2011

I wanna go surfiiiiing

Et pour terminer cette journée caniculaire, quoi de mieux que de se rendre dans un des endroits les plus ensoleillés des Etats-Unis, la Floride?
Cette fois-ci, je ne parlerais pas de musique, car il est beaucoup trop difficile de choisir un groupe de cette région. Enormément de groupe, de chanteur ou chanteuse dans cet état, à croire le soleil pousse à la consommation de décibels :) Pour une (rare) fois, je vais parler de sport. Oui j'ai regardé 66 minutes inside, et les vidéos de surf qu'il passait étaient juste impréssionante!

Kelly Slater, ou le champion du monde de surf au record innégalé (dix fois quand même), a bientôt 40 ans et va devoir prendre sa retraite. Il a réalisé des figures comme personne avant lui : floaters de quatre mètres (chute contrôlée avec la planche sur la lèvre de la vague), rollos (vrilles), 360 ° aériens, vagues en switchfoot. Faut pas trop me demander plus, je fais pas de surf. Quoi que par cette chaleur, j'essayerais bien...
Un sport dangereux, et à cause des requins et des figures et des énormes vagues, mais magnifique à regarder quand il est sous contrôle. Monsieur aimerait se reconvertir au golf après. Pas sûr que ça ressemble beaucoup au surf...
Donc la Floride, on y va pour l'eau et les surfurs entre autre :)

Cet article est rédigé dans le cadre du challenge "50 billets pour 50 états" et représente la Floride

20 juin 2010

petite pellicule

Commençons par le commencement.
Ça a commencé par une envie de regarder un film. Tarantino? non. Le dîner de con? non. Bon j'abrège un peu la liste sinon, ça prendra quand même un petit moment. Tout à coup PAF, illumination. "The last king of Scotland" me rappelait l'histoire d'un dictateur ougandais. Voilà pour ce que je me rappelais. Ah et aussi que j'avais voulu aller le voir au cinéma. Donc c'est parti.
1970. Nicholas Garrigan (James McAvoy), écossais et non britannique, obtient son diplôme de médecin mais ne veut pas rester travailler avec son père. Doigt sur le globe qui tourne : direction  Ouganda dans une mission pour aider les villageois. Un jour, le nouveau président vient faire une visite au village où il travaille car il vient de faire son coup d'état. Blessé, il cherche un médecin et c'est Nicholas qui vient soigner le président Amin Dada (Forest Whitaker). Il devient même son médecin personnel. Le problème, c'est que ce cher président devient très vite dictateur...Du coup, les problèmes arrivent.
Premier film qui m'a donné envie de vomir (bon c'est peut-être dû un petit peu, aussi, au reste de la soirée d'hier). Mais ce film en reste très fort, voir horrible par certaines scènes. Le scénario est très prenant et montre bien ce que peut-être une dictature en Afrique. Inspiré de fait réel, l'histoire n'en ai que plus poignante. Et il faut quand même saluer la performance des deux acteurs magnifiques de ce film, et des quelques femmes qui se tombent toutes sous le charme du docteur écossais, ce qui crée de sacré problème. A voir absolument.

A dans quelques minutes ou heures